1. La Gold Coast

    Aux alentours de Brisbane, il y a deux zones touristiques importantes : la Gold Coast et la Sunshine Coast. La première est un peu l’équivalent de la côte d’azur, à savoir des buildings à perte de vue, énormément de monde, de nombreuses boites de nuit en bordure d’océan etc. Comme ce sont les grandes vacances d’été ici, j’ai préféré m’installer sur la Sunshine Coast afin d’être un poil plus tranquille, notamment pendant les sessions de surf. Mais cela ne veut pas dire que je n’avais pas envie d’aller sur la côte dorée ! Me voilà donc en route pour découvrir cette folie touristique en compagnie de Tommy, un de mes colloc’, et de son son frère Eamon. Pour profiter de la région pleinement, il fallait se lever à 6h, ce qui apparemment ne gênait pas les autres zozos, mais me perturbe un petit peu tout de même !

    Première étape : Dreamworld. C’est un énorme parc d’attraction en partenariat avec les studios Dreamworks (Shrek, Madagascar etc.). Les attractions sont vraiment grandes et nombreuses, mais surtout originales. Le système de fil d’attente est plutôt bien pensé donc nous avons pu en faire vraiment beaucoup, d’autant plus que mes compagnons australiens aiment autant que moi les rollercoasters! Mes trois “favorite rides” sont le Buzz Saw (sur le thème de massacre à la tronçonneuse), The Giant Drop (équivalent du totem infernal mais en plus grand), et The Tower of Terror (prononcé à l’australienne “Toar Toar” ).

    L’étape suivante : un parc animalier. Evidement je me suis engagé directement dans la zone “Australian Wildlife”. J’ai pu ainsi découvrir une bonne partie de la faune locale. Les cassowaries sont un mélange entre une autruche, une dinde et un dinosaure ! Cet animal extrêmement dangereux est doté d’une énorme corne et de griffes tout aussi imposantes. Il y a également des dingos, espèce de chien sauvage tout jaune, des diables de Tasmanie, des wallabys (petit kangourous très mignons), des koalas, des grenouilles bizarres, des émeus… bref, tout le bestiaire australien ! Mais l’apothéose de cette visite fut sans conteste le parc à Kangourous. Un jardin gigantesque rempli de kangourous en liberté qui étaient tellement habitués aux humains qu’ils venaient demander des caresses ! Je constate que leur pelage est étonnement proche de celui d’un lapin, et qu’à l’état apprivoisé, ils ont un comportement assez proche de celui d’un chien. Après plus d’une demi heure à les câliner et à les prendre en photo, il est temps de quitter la faune australienne pour rejoindre la voiture… mais je serait bien rester quelques jours de plus avec mes nous potes sur ressors !

    Dernières étape de la Gold Coast : la ville la plus réputée de la région, Surfers Paradise. Bien que la ville donne entièrement sur la page, qu’un magasin sur trois soit sur le thème du surf, et que les vagues soient de bonne qualité, l’appellation “Paradise” a perdu de son sens à mon goût… En effet, il y a plus paradisiaque que d’avoir à batailler avec des dizaines d’autres surfers pour prendre une vague, avec comme seul paysage des grattes ciels en bord de mer ! Mais je le savais en arrivant, ici tout est dans la démesure, alors autant jouer le jeu ! Finalement on s’est bien amusé dans cette ville extrêmement vivante qui ressemble plus à un parc d’attraction géant plutôt qu’à une station balnéaire. Et tout comptes fait, finir la journée à siroter une bière bien fraîche en mangeant un subway sur la plage… c’est peut-être pas le paradis du surfer mais en tout cas c’est loin d’être l’enfer ! Il est temps de reprendre la route et de retrouver le “calme” de la Sunshine Coast. En tout cas je suis très content d’avoir pu découvrir cette facette de l’Australie même si c’est un peu… “trop”.

    il y a 2 ans

  2. L’université des kangourous

    - ”Hey, j’aimerais voir des kangourous s’il-te-plait…?”
    - “Ok, tu n’as qu’à prendre le bus jusqu’à l’université et descendre au terminus !”

    Ils sont fous ces australiens ! Peut-être que pour eux, “Kangourou” est une expression pour désigner un étudiant… 

    L’USC est l’université de la Sunshine Coast, la région dans laquelle je me trouve. Et si aujourd’hui j’ai été attiré par ce campus, c’est surtout parce qu’il est situé dans une réserve naturelle de plus de 100 hectares ! On peut donc y observer des centaines de kangourous qui gambadent au milieu des bancs d’écoles, des tables de picnic et salles de classe.

    il y a 2 ans

  3. My australian home

    Et hop, un 2ème article cette semaine ! Voici une petite présentation de la maison dans laquelle je vie actuellement. Elle fait environ 150m2 et nous vivons à 4 dedans. Matty, Tommy et Jules sont tous les 3 australiens et ont respectivement 24, 20 et 22 ans. J’ai en grande partie choisi cette colocation pour ses habitants adorables qui ont des hobbits proches des miens (musique, jeux vidéos, etc.).  

    La maison est toute équipée (du lave-vaisselle à la PS3, en passant par la batterie électronique et le frigo américain) et dispose d’une grande terrasse qui donne sur un lagon avec un petit ponton. Je ne me baigne jamais dans le lagon car il y a une légende à propos de Bull Sharks (parmis les requins les plus agressifs !), mais il est totalement possible de prendre le kanoë pour faire un petit tour jusqu’à l’océan ou faire quelques courses.

    Mon adresse est désormais Florian Rameau, 47 Coomaroo Crescent, Minyama 4575, QLD ! Voici une petite vidéo, si l’envie vous prend de venir chez moi boire une bière :

    Evidement, ce ne sont que les 500 derniers mètres, à vous de trouver les 16 999 500 autres de puis la france !

    Voici la présentation en photos :

    il y a 2 ans

  4. 2500 km de pluie !

    Après avoir pu apprécier la Great Ocean Road, notre objectif suivant était de rejoindre la Sunshine Coast. Nous n’avions pas de réel programme, et ce fût tant mieux car il n’a fait que pleuvoir pendant tout le voyage ! Néanmoins, j’ai deux ou trois trucs à raconter quand même :) !

    Ca partait mal, la pluie du matin avait inondé la route, ils ne doivent pas avoir l’habitude qu’il pleuve ici ! Il nous a donc fallu trouver un itinéraire alternatif. Mais vous n’imaginez pas à quel point je suis content d’avoir eu ce contre-temps : alors que je conduisais à travers les champs pour contourner la route inondée, nous avons apercevu des kangourous qui nous dévisagaient. Après un coup de frein à main et quelques pas en arrière, nous voilà en train d’essayer de nous rapprocher de ce troupeau d’animaux emblématiques. Des années à rêver de ce voyage et voilà ENFIN des kangourous ! Voilà qui a rempli mon appareil photo. Après un petit quart d’heure d’observation, nous avons préféré ne pas savoir si la légende du kangourou boxeur était fondée et les avons laissé tranquilles.

    Rapidement la pluie fait son retour, apportant avec elle un peu de fraicheur. A vrai dire, je ne sais pas si avoir eu du soleil tout le temps aurait été mieux, vu la chaleur que produisaient les (quelques) rayons de soleil !

    Chaque fin de journée nous offrait un spectacle haut en couleur lors du coucher de soleil, celui-ci venant éclairer les nuages par dessous. Désormais habitués à camper dans la voiture, se préparer à manger avec notre petit réchaud et aménager l’intérieur du véhicule en vue de la nuit est presque devenu un rituel !

    Le dernier soir, nous nous sommes arrêté à Byron Bay. Cette ancienne capitale hippies est une des dernières villes de la côte avant la Gold Coast, mais c’est surtout le point le plus à l’est du continent. Premier weekend des vacances d’été pour les lycéens australiens, les rues et bars étaient rempli de “schoolies” (jeunes étudiants fêtant leur diplôme). Cela-dis, Byron Bay a une connotation très différente pour moi, puisque c’est la ville originaire d’un groupe que j’adore : Parkway Drive. Je suis donc allé à la fameuse rue qui a donné son nom à ce groupe éponyme. Et pour pousser le pèlerinage encore plus loin, quoi de mieux qu’un concert de métal dans le gymnase de la Byron Highschool, là où quelques années plus tôt Parkway Drive effectuait son premier concert ?

    Cette ambiance détendue, les vagues parfaites pour le surf et l’activité de la scène “punk/métal” locale m’ont largement conquis. Je reviendrai ici lorsque les schoolies seront partis, et surtout quand il fera beau !

    Avant de rejoindre Mooloolaba où nous attendent 2 potes français, nous avons juste fait une dernière escale, à Noosa Head cette fois. Les plages de cette ville sont réputées pour être le paradis de la longboard, et la légende ne mentait pas : un déferlement continu et régulier de petites vagues au galbe parfait. La nature luxuriante a vraiment sa place dans cette petite ville et l’accès à la plage se fait par des petits pontons en bois au travers de la jungle !

    Ici s’achève notre voyage, 2500 km après ! Il est temps de retrouver Tom’ et Cha’ autour d’un bon barbecue et de laisser la voiture pendant quelque temps.

    il y a 2 ans

  5. La Great Ocean Road

    Considérée par beaucoup d’Australiens comme une des plus belles routes de leur pays, la Great Ocean Road se situe à l’ouest de Melbourne entre Torquay et Port Campbell. 250km de route longeant la côte escarpée et déchirée du sud de l’Australie. Sur la gauche, un vrai défilé de grosses falaises, de plages de sable blanc ou de rochers. Sur la droite, une forêt très dense qui s’étale sur les collines et plaines du Victoria.

    Le jour de notre départ, la réceptionniste du backpacker nous annonce que les quelques jours à venir seront mauvais et peu propices à la découverte de cette merveilleuse route… Heureusement, elle se trompait en grande partie, puisqu’à part le premier jours (à Torquay), le temps était plutôt pas mal !

    Première étape donc : la capitale du surf du sud Australien. Une petite ville qui ne paie pas de mine, mais remplie de gigantesques magasins de toutes les plus grandes marques de surf.  Ces shops sont vraiment chers…. il faut faire un petit détour pour accéder aux magasins d’usines qui eux, sont beaucoup plus avantageux. Avant de s’engager sur la fameuse route, nous sommes allés jeter un oeil à la Bells Beach, célèbre plage où se déroule chaque année le Ripcurl Pro surf. Malheureusement, la grisaille et le vent ne nous motive pas à nous mettre à l’eau. Après s’être laissé distraire par un oiseau particulièrement haineux envers les cyclistes (il a du en attaquer une quinzaines en moins d’une heure !), je me met derrière le volant direction Apollo Bay.

    Nous y arrivons en fin d’après-midi, juste le temps de skater un petit moment le park et faire connaissance avec les quelques locaux. Nous finissons cette soirée à siroter une Toohey’s sur la plage, avant d’aller se coucher dans la voiture.

    Le lendemain matin est plutôt ensoleillé à notre bonne surprise. Nous reprenons la route à travers l’Otway National Park. C’est en fait une immense forêt d’eucalyptus dans laquelle vivent des milliers des koalas. Ils sont plutôt discrets sur la route principale, mais une fois engagés dans une petite route pour aller visiter le phare du Cape Otway, on ne savait plus où donner de la tête! Il y en avait littéralement de partout, dans tous les arbres, seuls ou en famille. Lors d’un arrêt pour prendre des photos, un des plus gros (et surement des plus téméraires) décide de descendre de son arbre et de venir tout prêt de nous pour manger un peu d’herbe. C’est officiel, le premier contact avec la faune australienne est établi, et il est Inutile de préciser l’euphorie suscitée par cette matinée à observer ces paresseux spécimens!

    L’après-midi sera tout aussi contemplatif, mais d’un autre genre : nous approchons les 12 apôtres, le plus gros point d’attraction touristique de la Great Ocean Road. Fruit de l’érosion des marées, ces 12 petites îles situées à une vingtaine de mètres du rivage semblent sorties de nulle part. Autrefois rattachées au continent, elles trônent désormais au milieu de l’océan, telle des morceaux de banquise brisés. Ce qui est fascinant, c’est que malgré leur taille impressionnante et l’impression que ce décor a toujours été tel qu’il est, ces tours de calcaires sont vouées à la disparition. Rongées quotidiennement par les vagues, arrivera un jour où il n’en restera plus rien. D’ailleurs, on les appelle les 12 apôtres, mais 4 se sont déjà écroulés ! Ils sont tous les 8 différents, certains dans des criques, d’autres en forme d’arche, et je me serai bien posé une après-midi au sommet de l’un d’entre eux.

    Il est temps d’aller jusqu’au bout de cette “Super Route Océanique”, bien que les meilleurs moment soient déjà passés. Après une courte pose à Port Campbell, nous décidons de parcourir le chemin en sens inverse (alors que nous avions prévu de couper par le centre), afin de passer une seconde nuit à Apollo Bay, station balnéaire très agréable. Après une courte nuit au bord de la mer, nous reprenons la route direction Melbourne en rigolant des panneaux de limitation de vitesses plantés tous les 30m indiquant chacun une vitesse différente par tranche de 5km/h! Nous laissons donc derrière nous ces merveilleux paysages, la tête pleine de bon souvenirs et la carte mémoire pleine de photos !

    il y a 2 ans